Ethique

Rien de neuf en 2019 !

Un défi ?

La nouvelle année a sonné, il est temps de commencer ce défi que je me suis fixé il y a quelques mois… Ces derniers mois m’ont permis de me fixer des objectifs, de prendre connaissance de mes faiblesses et d’adopter de nouveaux réflexes de consommation.

Avant tout, je tiens à vous préciser que tout le monde peut y participer , quel que soit le type d’acheteur que vous êtes.

Le défi :

L’objectif de ce défi est de préserver les ressources de notre planète en essayant d’acheter le moins d’objet neuf possible.

« Rien de neuf » est une initiative proposée par l’association Zero Waste France, qui milite pour la réduction des déchets et une meilleure gestion des ressources. Il faut savoir que derrière chaque achat neuf, il y a une montagne de ressources naturelles invisibles par l’utilisateur final.

Par exemple depuis quelques années j’essaie de consommer Français ou Européen que ce soit pour développer l’économie locale, de limiter la pollution “inutile” et d’être (quasiment) sûre que les personnes qui travaillent en bout de chaîne ont un salaire décent. On n’y pense pas toujours mais en achetant responsable c’est comme offrir une vie meilleure à d’autres. Toute la partie écologie ça me dépasse un peu,  mais le film « The true cost » (disponible sur Netflix) est un bon moyen pour réaliser les dégâts de la pollution du marché du textile.

En résumé, ce défi c’est apprendre à mieux consommer que ce soit au profit de la planète, des conditions de travail des ouvriers et pour notre bien-être.  Porter un vêtement neuf enduit de toutes ces substances chimiques n’est pas très bon pour notre peau, mais pas que. Ces substances se retrouvent dans l’eau suite au lavage de nos vêtements et par conséquent dans notre assiette (poisson ou le simple fait de laver nos légumes à grand eau). 

En êtes-vous capable ?

Autant vous dire que si je pense y arriver (ancienne accro du shopping et de mode de prêt-à-jeter) forcément nous sommes tous capables de relever ce défi. Il suffit juste d’y aller petit à petit en se fixant des étapes réalisables.

A travers ce défi on ne vous demande pas de devenir #1 du zéro déchet. On vous incite juste à faire un geste à votre échelle. Un peu comme le tri collectif au final! Si vous faites le tri, c’est que vous vous souciez de notre planète.

Si ça peut vous rassurer, je ne vais pas commencer à coudre mes propres vêtements et manger uniquement bio. Pour moi, ce sont deux choses bien distinctes.

Moi, l’accro du shopping…

Mes parents sont des chineurs à petite échelle, j’avais donc des jouets neufs mais des vêtements d’occasions. Puis est venu le temps de l’adolescence où porter de l’occasion et être moins être à la mode me posait problème… Mes parents ont donc commencé à m’acheter des habits neufs. J’en avais moins car le coût n’est pas le même. Puis j’ai gagné mon premier salaire à l’âge de 17 ans et là ça a été le début d’un cercle vicieux. Etre à la pointe de la mode, ça a un prix, ce n’est pas du tout éthique et ce n’est pas vraiment sain non plus.  De plus est, de mes 17 à mes 24 ans j’ai travaillé dans le milieu de la fast-fashion. Je pouvais dépenser l’intégralité de mon salaire en une journée. J’en étais arrivée au point de poser un RTT pour le premier jour des soldes et d’avoir une paire de chaussures pour chaque jour de l’année… De telles dépenses ont engendré beaucoup de soucis financiers, de culpabilité, de stress.

L’ heure du changement a sonné !

A mon arrivée à Lyon, il y a bientôt 7 ans,  j’ai renoué avec la chine grâce à Emmaüs. J’ai commencé par acheter de moins en moins d’article neuf car les prix me paraissaient aberrant. En un an je suis devenue une serial chineuse. Je passais tous mes weekends dans un Emmaüs ou un vide grenier, donc j’ai accumulé des quantités de vêtements astronomiques. Le fait de trouver mon propre style à travers ces montagnes de vêtements sans avoir un modèle à suivre, m’a permis de renouer avec la mode, la vraie, pas celle qu’on l’ont nous impose.

Trois ans ont passé, j’ai commencé à voir le bout de mes galères financières et j’ai même pu réaliser mon premier réel voyage grâce aux économies. Cap sur l’Irlande pour 9 mois ! Euh je ne dois apporter QUE 30 kg avec moi ? Une fois sur place la frénésie est revenue à cause du magasin Penneys (connu sous le nom de Primark en France). Puis après quelques mois je me suis rendue compte que mon style était redevenu celui de tout le monde, les mêmes imprimés, les mêmes matières synthétiques, … Très rapidement les Charity Shop sont devenus mon terrain de jeux.

Grâce à cette accumulation de vêtement durant mes premières années de serial chineuse, j’ai réussi à définir ce que j’aime. Actuellement je sais exactement les coupes qui me plaisent, les matières que j’aime porter, les couleurs qui me font au teint, la qualité des différents tissus, comment accorder les différents coloris,… Depuis maintenant 3 ans je n’achète quasiment plus rien de neuf (moins de 10 articles par an et uniquement en période de soldes), par contre j’ai un péché mignon pour le destockage NOZ…

Pourquoi faire ce défi ?

Mon passé d’accro du shopping me joue encore des tours lorsque je vais chez NOZ ou chiner. J’accumule des tonnes de vêtements et d’objets en tout genre. Le point sur lequel je veux travailler en priorité est réduire la taille de ma garde-robe. Pour vous donner une idée, je possède environs 70 foulards, 50 pulls, 25 pantalons… 

Comment je vais m’y prendre ?

L’idée est de se poser des questions avant tout achat : Puis-je faire autrement ? Est ce que j’en ai réellement besoin ?  Il faut prendre le temps de la réflexion avant de passer à l’action.  Quand je dis tout achat, je parle pour les biens matériels comme les vêtements, le mobilier, l’électroménager, la vaisselle, les objets de décoration, les bijoux, les livres, les outils, les jouets…

Voici quelques petits conseils afin d’atteindre plus facilement nos objectifs fixés :

  • Comprendre son mode de fonctionnement actuel
  • Anticiper ses achats
  • Faire des recherches sur le produit et les marques
  • Etre patient
  • Réaliser qu’acheter neuf est un investissement et non une nécessité

Il faut savoir que de nombreuses alternatives au neuf existent : l’emprunt, la location, l’achat d’occasion, la réparation,…

Pour les livres par exemple, je me suis inscrite à la bibliothèque pour tout ce qui est roman. Lorsque je veux posséder un livre, je le consulte une première fois afin d’être sûr que son contenu puis j’attends de le voir en vente sur un site d’occasion comme « le bon coin » ou « momox ». Mon point d’amélioration concerne les guides de voyages, car j’aime qu’ils soient neufs! Du coup, j’essaie de les acheter dans des librairies indépendantes.

Mes objectifs :

  • Ne plus me laisser tenter par des choses sans intérêt chez NOZ.

Il va falloir redéfinir mes besoins et être plus ferme avec moi même car je veux continuer à y aller. Ça reste un plaisir de fouiller, actuellement je m’y rends environ une fois tous les deux mois.

  • Me créer une garde-robe capsule (environ 100 pièces)

Vous allez crier au scandale car une collection capsule possède environ 30 pièces normalement, chaque chose dans son temps…

  • Trouver une alternative pour les articles que j’achète neuf (sous-vêtements, collants, tapis, sac de couchage, papeterie…)

Il faudra que je prenne le temps de chercher des marques éthiques avec un point de vente à Lyon, car j’aime aller en boutique puis je trouve cela plus écologique.

Rendez-vous en janvier 2020 pour le bilan !

N’hésitez pas à me raconter vos projets ou demander conseil en commentaire.

Elsa

Un nouvel article détaillé de mon année 2019 vient d’être publié. Pensez-vous que j’ai réussi à relever ce défi ? La réponse se trouve ici !

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